2

Écouter vos mp3 avec Spotify sur Ubuntu 11.10

spotify_linux_promoDepuis le passage à Ubuntu 11.10, impossible de lire ses fichiers mp3 locaux. Spotify nous gratifie d’un joli message nous indiquant qu’il y a une erreur avec le décodeur audio.

Attention, même si ce sont des paquets issues des dépôts officiels d’Ubuntu, le fait d’installer des paquets des paquets d’une ancienne version n’est pas supporté par Ubuntu. Vous êtes seul responsable de vos agissements, ne venez pas vous plaindre si vous avez tué un manchot sans défense (ben oui, ce sont les morses qui ont des défenses).

Pour régler ce problème, télécharger les 3 fichiers suivants:

OS 32bits:

wget https://launchpad.net/~ubuntu-security/+archive/ppa/+build/2789249/+files/libavcodec52_0.6.2-1ubuntu1.1_i386.deb
wget https://launchpad.net/~ubuntu-security/+archive/ppa/+build/2789249/+files/libavformat52_0.6.2-1ubuntu1.1_i386.deb
wget https://launchpad.net/~ubuntu-security/+archive/ppa/+build/2789249/+files/libavutil50_0.6.2-1ubuntu1.1_i386.deb

OS 64bits:

wget https://launchpad.net/~ubuntu-security/+archive/ppa/+build/2789247/+files/libavutil50_0.6.2-1ubuntu1.1_amd64.deb
wget https://launchpad.net/~ubuntu-security/+archive/ppa/+build/2789247/+files/libavcodec52_0.6.2-1ubuntu1.1_amd64.deb
wget https://launchpad.net/~ubuntu-security/+archive/ppa/+build/2789247/+files/libavformat52_0.6.2-1ubuntu1.1_amd64.deb

Ensuite, installez-les:
sudo dpkg -i libav*

Et relancez Spotify :)

50

Fire in the hole !

Casque, gilet pare-balles, maquillage noir sur le visage pour se camoufler. La guerre a commencé. Tous aux abris.

Et si les noms des communautés nous indiquaient ce qu’elles ne sont pas ? Et si, comme la République Démocratique du Congo qui est tout sauf une démocratie, le monde du libre était tout sauf libre ?

Je rampe à travers les billets qui explosent à deux pas de moi. Il y a bien-sûr ceux qui visent l’ennemi, les anti-microsoft ou les anti-Apple. Je les vois lancer leurs grenades, elles explosent au loin. Ouf, je ne suis pas touché. Mais il y en a qui ne tirent pas au loin, mais entre nous.

Je ne comprends pas. Y a-t-il une guerre civile ou chacun taperait sur son voisin pour la seule raison qu’il ne porte pas le bon logo sur son t-shirt ?

Je me cache derrière un mur et entends des explosions proches. Le monde du libre ne laisse pas la liberté à chacun d’utiliser ce qu’il veut. Nom de Dieu, c’est donc ça. Le commandement du libriste serait donc « Tu dois utiliser un logiciel libre… qui me plait ».

Je vois un sniper sur un toit. Ce soldat-là est formé à tirer sur tout ce qui bouge un peu trop. Un logiciel a du succès ? Descendu. Une distribution est majoritaire ? Abattue. Rien ne doit sortir du lot. Le nivellement par le bas. Les services de renseignements l’aideront à trouver la faille: les rumeurs à très long terme (« Un jour Mark Shuttleworth rendra Ubuntu totalement propriétaire ! », c’est un génie quand j’y pense. Arriver à rendre une distribution GNU/Linux propriétaire, c’est quand même pas rien !), les trolls velus (« Toute façon, cette distribution, c’est un clickodrome, c’est pour les n00b ») et j’en passe et des meilleurs.

Mon Dieu, cette guerre est sans fin. Elle se nourrit des succès actuels et à venir. Lors de la sortie d’Ubuntu, cette distribution a été saluée unanimement et tout le monde se plaisait à citer son bug #1. Mais elle a pris trop d’importance, ce n’est pas bon pour les autres. Un peu comme si on ne parlait plus que de Lancelot du Lac en occultant tous les autres grands chevaliers. À coup sûr, on voudrait l’éliminer d’un bon coup de couteau dans le dos.

De derrière mon mur, j’entends une radio au loin qui crie à tue-tête ce qui ressemble fort à de la propagande: « Ubuntu a des armes de destructions massives ! Avec la grâce de Richard Stallman, nous allons régler ce problème. »

Je ne sais plus contre qui me battre et s’il faut que je me batte. Je croyais que notre ennemi commun était la privation des libertés (dont les logiciels propriétaires) or les gens se battent entre eux parce qu’ils ne supportent pas l’idée que les autres n’utilisent pas les mêmes logiciels et ne partagent pas exactement les mêmes idées.

Ce n’était pas l’idée de la liberté, du monde libre et du monde des logiciels libres que je m’en faisais.

Que faire? Attendre derrière mon mur que tout s’arrête ?.. si un jour ça s’arrête… Ou capituler et abandonner une distribution qui me plait, qui me convient juste parce que des groupes de plus en plus virulents s’en plaignent ? Pourquoi veut-on me forcer à quitter une distribution (de préférence pour la leur) alors que je ne force personne à utiliser la mienne ?

C’est décidé, je continue à ramper afin d’éviter les balles perdues et les grenades qui sifflent à mes oreilles… mais je lance cette bouteille à la mer, ce drapeau blanc de paix et de réconciliation. Peut-être trouvera-t-il un écho chez certaines personnes ? Peut-être arrivera-t-on à stopper cette guerre interne pour se consacrer sur ce qui ne va vraiment pas ? Peut-être arrivera-t-on à faire comprendre à ceux qui l’ignorent encore que les logiciels propriétaires ne sont pas bons pour leur libertés sans pour autant imposer le point d’entrée dans le monde du libre ?

5

Joyeux anniversaire Google Chrome

google-chromeLe 2 septembre 2008 sort la première beta de Google Chrome, alors uniquement sur Windows XP SP2 et ultérieur.

Depuis le navigateur de Google a fait du chemin. Tantôt critiqué, tantôt encensé, sa part de marché ne fait qu’augmenter.

Dans la plupart des distributions Linux, Google Chrome n’est pas accessible directement dans les paquets mais c’est le projet open source Chromium qui est proposé.

Installation

Sur Ubuntu 10.04, il suffit d’installer chromium-browser et chromium-browser-l10n pour avoir le navigateur sur votre machine en version 5.x et dans la langue de votre système. C’est la dernière version stable à ce jour.

Vous avez également la possibilité d’utiliser les PPA pour avoir réellement la dernière version. Attention, l’utilisation de dépots non-officiels n’est pas supporté par Canonical. En utilisant ces dépots tiers, vous vous exposez à des risques plus ou moins graves pouvant aller de l’extermination des castor-lapons à la destruction totale de la Terre par les Vogons pour construire une voie express hyperspatiale en passant par des problèmes sur votre machin. Vous les utilisez donc en connaissance de cause.

Stable

Pour avoir la dernière version stable, ajoutez le dépot stable avec la commande suivante:
sudo apt-add-repository ppa:chromium-daily/stable

Beta

Pour avoir la dernière version beta, assez stable, ajoutez le dépot beta avec la commande suivante:
sudo apt-add-repository ppa:chromium-daily/beta

Dev

Pour avoir la dernière version de dev, non-stable et destinée aux développeurs, ajoutez le dépot dev avec la commande suivante:
sudo apt-add-repository ppa:chromium-daily/dev

Daily

Pour avoir la dernière version compilée, instable, ajoutez le dépot daily avec la commande suivante:
sudo apt-add-repository ppa:chromium-daily

Une fois le dépôt ajouté, il suffit donc d’installer les paquets chromium-browser et chromium-browser-l10n:
sudo aptitude install chromium-browser chromium-browser-l10n

Plugins

Une fois Chromium d’installé, vous pouvez également installer certains codecs grâce à 2 paquets qui les regroupent en fonction de leurs licences:

Pour flash, il suffit d’installer flashplugin-nonfree pour que cela fonctionne sans problème dans Chromium.

Extensions

Les extensions de Google Chrome fonctionne évidemment sur Chromium. Vous avez donc accès à l’intégralité du catalogue afin d’augmenter les capacités de votre nouveau navigateur.

Tout d’abord, voici comment personnaliser Chromium afin qu’il s’intègre mieux dans Ubuntu:

Avec ça, vous avez un Chromium aux couleurs de votre Ubuntu !

Pour finir, quelques extensions de bases:

  • Google Mail Checker qui permet d’afficher uni icone avec le nombre de mail non lu dans gmail ;
  • Google Reader Notifier qui permet, aussi, d’afficher une icone avec le nombre de flux RSS non lu ;
  • Facebook Notifier qui permet, encore, d’afficher une icone avec le nombre de notification non lue ;
  • AdBlock qui permet de bloquer certaines publicité envahissante.

Voilà, avec tout ça, vous avez maintenant un navigateur opérationnel et aux couleurs de votre distribution préférée !

5

OpenTTD passe (enfin) en version 1.0.0

20091018_panswat_tongvoraratDepuis 6 ans, une bande de fou furieux s’est mise en tête de redonner une vie libre au cultissime Transport Tycoon de 1995.

Pour les plus jeunes ou les plus ignares, c’est un jeu où l’on prend le contrôle d’une société de transport et où l’ont doit transporter des marchandises d’un point A à un point B afin de gagner de l’argent et devenir le maître du monde (un peu comme Minus et Cortex, donc). Le jeu est en 3D isométrique comme on les faisait à l’époque, le tout sur un fond de musique jazzy bien sympathique.

Depuis mars 2004 et la toute première version 0.1 d’OpenTTD (« Open » car OpenTTD est open source et « TTD » pour Transport Tycoon Deluxe, une version sortie 1 an après la version originale et qui apporte quelques améliorations), des centaines de personnes ont contribué non seulement à réécrire le jeu original, mais en plus à l’améliorer, apportant de nouveaux graphismes, sons et, tout dernièrement, musiques. De plus, OpenTTD est multijoueur.

Le 1er avril 2010, au milieu de tous les poissons plus ou moins gros est sorti discrètement la première version finale et entièrement libre d’OpenTTD. Jusqu’à présent il fallait encore quelques fichiers de données du jeu original, mais plus maintenant. Presque 20 000 commits auront été nécessaire pour sortir cette version finale. Quel travail et quelle réussite !!! Cerise sur le gâteau, le version 1.0.0 s’accompagne (enfin) d’un paquet natif pour Ubuntu (32/64 bits, Karmic/Lucid).

Vous pouvez allez voir quelques screenshots d’OpenTTD v1.0.0 ou bien aller le télécharger sur le site officiel.

Attention, OpenTTD est disponible dans les dépôts mais n’est pas à jour (v0.7.5 dans les dépôts Lucid). Si vous installez OpenTTD depuis le site officiel, sachez que ce paquet provient d’un dépôt tiers et ne fait donc pas parti de la distribution officielle. Il peut entrainer des problèmes plus ou moins graves sur votre ordinateur et la mort de petits poussins nains. Vous l’installez en connaissance de causes.

Pour installer OpenTTD, il suffit donc de télécharger le paquet Ubuntu depuis le lien ci-dessus. Installez-le grâce à GDebi. Ensuite, il faut télécharger les graphismes en allant sur http://bundles.openttdcoop.org/opengfx/releases/. Prenez la dernière version du zip (actuellement la 0.2.3) et décompressez le dans le répertoire ~/.openttd/content_download/data/. Enfin, lancez-le (Applications > Jeux > OpenTTD). Fermez le message qui vous dit que les effets sonores de secours ont été chargés. Cliquez sur « Vérifier le contenu en ligne ». Une fois la mise à jour de la liste effectuée, cherchez et cochez « Musique de base OpenMSX » et « Sons de base OpenSFX » et cliquez sur « Télécharger » en bas à droite. Fermez la fenêtre de téléchargement puis de mise à jour et allez dans « Options ». Sélectionnez OpenSFX dans « Sons de base ». Fermez cette fenêtre et voilà :)

Amusez-vous bien !

13

Installation de Spotify sous Ubuntu Karmic Koala 9.10

spotify_linux_promoPour ceux qui ne connaissent pas Spotify, c’est une application que l’on peut télécharger et installer sur sa machine afin d’écouter gratuitement et en toute légalité de la musique en streaming moyennant quelques pages publicitaires tous les quarts d’heure environ ou bien sans publicité, avec une meilleure qualité (320k) et un mode hors connexion pour la modique somme de 9,99€ par mois. Le catalogue est énorme et s’agrandit tous les jours. Last.fm est géré et pour chaque artiste, une liste conséquente d’artistes similaire vous aide à découvrir de nouveaux artistes ou à en retrouver des anciens oubliés.

Bref, une application que je recommande fortement à tous les amoureux de musique et ceux qui n’ont pas/plus envie d’utiliser eMule, BitTorrent ou les newsgroups. De plus, depuis peu, vous pouvez vous créer un compte librement alors que jusqu’à présent il fallait une invitation. Ça se passe sur http://www.spotify.com/fr/.

Maintenant que les présentations sont faites, intéressons-nous à son installation sur Ubuntu 9.10.

Tout d’abord il faut savoir que, pour le moment, il n’y a pas de version native linux, mais que cela fonctionne très bien avec wine… pour peu que l’on installe ce qu’il faut.

La documentation de Spotify pour l’installation de leur logiciel sous wine date un peu et, surtout, n’est pas spécifique à Ubuntu et n’indique donc pas un petit patch à installer.

Trêves de bavardages et préparons notre machine à recevoir Spotify.

Tout d’abord, il faut installer wine, mais comme je l’ai dit, il faut un petit patch. Attention, ce patch provient d’un dépôt tiers et ne fait donc pas parti de la distribution officielle. Il peut entrainer des problèmes plus ou moins graves sur votre ordinateur et la mort de petits poussins nains. Vous l’installez en connaissance de causes.

Ajoutez à vos repository le dépôt ppa suivant:
deb http://ppa.launchpad.net/neil-aldur/ppa/ubuntu karmic main

Récupérez ensuite sa clef:
sudo apt-key adv --recv-keys --keyserver keyserver.ubuntu.com D3E49C82

Maintenant, on fait une petite mise à jour et on installe wine:
sudo aptitude update && sudo aptitude install wine1.2

Une fois wine installé, il faut le configurer. La version patchée de wine que l’on vient d’installer nous permet de bénéficier du driver PulseAudio et donc, de ne pas avoir tout un tas de problème de son que l’on aurait avec le driver ALSA par exemple.

Lancez la configuration de wine:
winecfg

Vous aurez probabement un message d’alerte vous indiquant qu’il n’y a pas de driver audio configuré. C’est précisemment ce que nous sommes venu faire. Allez dans l’onglet audio, vérifiez bien que seul le pilote PulseAudio est coché, puis tout en bas dans « DirectSound » > « Accélération matérielle », choisissez « Émulation ». Appuyez sur le bouton « Appliquer » puis « Tester le son » afin de voir si ça fonctionne (n’oubliez pas de régler le volume :D). Vous pouvez cliquer sur « Ok » pour fermer la configuration.

Maintenant passons à l’installation de Spotify. Il suffit d’aller sur le site prendre la version windows de Spotify et de lancer le programme grâce à wine. Par défaut, firefox prend en charge les .exe et vous propose automatiquement de les ouvrir avec wine. Sinon, téléchargez le fichier quelque part et lancez-le en tapant
wine "Spotify Installer.exe"

L’installation en elle-même n’est pas compliquée. Une fois installé, une petite fenêtre vous demander vos identifiants… que vous avez dû créer ou que vous pouvez créer maintenant sur le site.

Amusez-vous bien !

Cadeau bonus: si vous souhaitez que votre navigateur fétiche gère les liens Spotify, suivez le tuto officiel.

15

Mon lecteur audio idéal: MPD et ses copains

mpdOn est geek ou on l’est pas. Moi pareil, des fois je suis un bon gros geek, parfois non.

Bon ben là, je pense que je penche plus du côté geek que du côté de la population qui a un cerveau sain.

Je ne peux pas vivre sans musique. Mon autoradio a un port USB pour que j’y mette ma clef USB de 8Go avec mes mp3 choisis consciencieusement. J’ai constamment de la musique dans les oreilles au boulot. Idem à la maison où je peux également pianoter sur mon clavier ou grattouiller la guitare électrique de ma chère et tendre. Parfois je crée de la musique aussi… mais c’est une autre histoire.

Depuis que j’ai quitté KDE (depuis Ubuntu 8.10) et l’arrivée d’Amarok 2, je n’ai jamais trouvé de lecteur audio qui me convenait. J’en ai essayés pourtant. J’ai finalement choisi Exaile que je pensais prometteur (qui l’est peut-être toujours, mais le développement est trop lent à mon goût).

Je viens de tester MPD et je l’ai adopté.

MPD ? C’est quoi ça ?

MPD (Music Player Daemon) est, comme son nom l’indique, un démon qui sert à jouer de la musique. Et ma foi, ça le fait très bien.

L’approche de MPD est particulière. Contrairement à tous les autres lecteurs, MPD est constitué d’au moins 2 logiciels: 1 serveur et au moins 1 client.

Le serveur s’occupe de gérer la bibliothèque de fichiers musicaux, les playlists, d’envoyer sur la sortie la musique jouée et de mettre à disposition une API qui permet à qui le veut de communiquer avec ce serveur.

Du coup, il existe tout un tas de clients plus ou moins complets, plus ou moins jolis, certains même sont en ligne de commande.

Ma configuration

J’ai réfléchi (oui, ça m’arrive) et je me suis posé la question suivante: qu’est-ce que j’attends de mon lecteur audio:

  • il doit lire ma musique (oui… c’est curieux, hein?), dans l’ordre ou aléatoirement,
  • il doit gérer les queues de plusieurs titres que je souhaite écouter à la file,
  • il doit me permettre de faire des recherches dans ma bibliothèque facilement,
  • il doit me permettre de faire play/pause/suivant/précédent grâce à des raccourcis clavier globaux, c’est à dire depuis n’importe quelle application sans avoir besoin d’utiliser ma souris et sans avoir besoin d’afficher mon lecteur audio à l’écran,
  • il doit utiliser les notifications du système pour m’avertir du titre écouté,
  • Il doit afficher mes fichiers musicaux comme je le désire, c’est à dire par le nom du fichier car j’ai déjà renommé mes fichiers comme je veux,
  • il doit envoyer les titres que j’écoute sur ma page last.fm.

En résumé, je n’ai pas besoin d’avoir une interface lourde. Le choix de MPD me parait pertinent. En avant l’installation.

Tout d’abord, installons le serveur:

sudo aptitude install mpd

Une fois installé, modifions le fichier de configuration (/etc/mpd.conf) afin qu’il trouve nos fichiers:

music_directory    "/media/data/audio"
playlist_directory "/media/data/audio"

De plus, il faut configurer la sortie audio. Sur Ubuntu 9.10, commentez les lignes « audio_output » concernant ALSA et décommentez les lignes pour Pulse Audio pour avoir ceci:

#audio_output {
#       type            "alsa"
#       name            "My ALSA Device"
#       device          "hw:0,0"        # optional
#       format          "44100:16:2"    # optional
#       mixer_device    "default"       # optional
#       mixer_control   "PCM"           # optional
#       mixer_index     "0"             # optional
#}
...
audio_output {
        type            "pulse"
        name            "My Pulse Output"
#       server          "remote_server"         # optional
#       sink            "remote_server_sink"    # optional
}

Sauvegardez le fichier et relancez le serveur:

sudo /etc/init.d/mpd restart

Il faut également installer un petit logiciel qui permet de paramétrer Pulse Audio, puis le lancer:

sudo aptitude install paprefs
paprefs

Puis, dans l’onglet « Network Server », cochez « Activez l’accès réseau aux périphériques de son locaux » et enfin « Don’t require authentification ».
Enfin, relancez pulse audio pour que ces paramètres soient pris en compte:

sudo /etc/init.d/pulseaudio restart

Maintenant, nous allons installer un client. C’est peut-être là que nos chemins se séparent. Une liste de clients MPD existe sur le wiki du logiciel.

Moi, je vais vous parler de ncmpcpp un client ncurses écrit C++ qui fait (presque) tout ce que je veux. La version des dépôts n’est pas franchement à jour, aussi, si vous savez ce que vous faites, vous pouvez configurer ce PPA qui propose la dernière version, sinon contentez-vous de la version (tout a fait fonctionnelle) des dépôts.

sudo aptitude install ncmpcpp

Une fois installé, vous pouvez lancer le client en tapant:

ncmpcpp

Pour commencer, il faut faire une mise à jour de la bibliothèque musicale de MPD en tapant sur la lettre U de votre clavier. « Database update started » s’affiche dans le coin inférieur gauche. Une fois la mise à jour terminée, vous verrez « Database update finished ! » apparaitre au même endroit. La mise à jour de la bibliothèque dépend évidemment de la taille de celle-ci. Plus vous avez de fichiers musicaux, plus ça prendra de temps.

En appuyant sur F1, vous aurez la liste intégrale des raccourcis claviers de ncmpcpp.

Appuyez maintenant sur F3 pour parcourir votre bibliothèque. Vous pouvez naviguer avec les flèches et la touche entrée (pour rentrer dans un répertoire) et enfin ajouter le répertoire ou le fichier musical sélectionné, dans la playlist courante, en appuyant sur la barre espace.

Appuyez sur F2 pour revenir à la playlist courante. Vous pouvez trier les fichiers musicaux grâce à CTRL+V, écouter un titre en appuyant sur entrée, aller au suivant grâce à > et au précédent grâce à <.

Vous pouvez modifier quantité de paramètres de ncmpcpp en créant/modifiant le fichier de configuration ~/.ncmpcpp/config. Vous pouvez récupérer un fichier de config exemple depuis /usr/share/doc/ncmpcpp/config.gz:

cp /usr/share/doc/ncmpcpp/config.gz ~/.ncmpcpp/
gunzip ~/.ncmpcpp/config.gz

Voici, d’ailleurs, mon fichier de configuration (mes fichiers musicaux sont renommés exactement comme je le désire, je ne m’embête donc pas des tags pour l’affichage, mais vous pouvez configurer comme bon vous semble ou laisser la configuration par défaut):

mpd_music_dir = "/media/data/audio"
mpd_crossfade_time = "0"
song_list_format = "%f$R$3%l$9"
song_status_format = "%f"
song_library_format = "%f"
song_window_title_format = "%f"
song_columns_list_format = "(25)[cyan]{a} (40)[]{t} (30)[red]{b} (7f)[green]{l}"
autocenter_mode = "yes"
clock_display_seconds = "yes"
display_bitrate = "yes"

Bien, maintenant que nous avons un lecteur audio, configurons nos raccourcis clavier en lançant les commandes suivantes:

gconftool -s /apps/metacity/keybinding_commands/command_1 -t string "ncmpcpp toggle"
gconftool -s /apps/metacity/keybinding_commands/command_2 -t string "ncmpcpp next"
gconftool -s /apps/metacity/keybinding_commands/command_3 -t string "ncmpcpp prev"
gconftool -s /apps/metacity/keybinding_commands/command_4 -t string "gnome-terminal --maximize --hide-menubar --window -e ncmpcpp"
gconftool -s /apps/metacity/global_keybindings/run_command_1 -t string "<Super>c"
gconftool -s /apps/metacity/global_keybindings/run_command_2 -t string "<Super>b"
gconftool -s /apps/metacity/global_keybindings/run_command_3 -t string "<Super>z"
gconftool -s /apps/metacity/global_keybindings/run_command_4 -t string "<Super>p"

Vous pouvez maintenant faire play/pause avec Super+C, passer au titre suivant avec Super+B, au précédant avec Super+Z et afficher le lecteur dans un nouveau terminal grâce à Super+P. « Super », c’est la touche « windows », le drapeau entre Ctrl et Alt.

Installons maintenant de quoi envoyer nos écoutes à last.fm:

sudo aptitude install mpdscribble

Éditez le fichier /etc/mpdscribble.conf afin de mettre vos login/pass last.fm, puis éditez le fichier /etc/default/mpdscribble en mettant 1 à MPD_SYSTEMWIDE. Enfin, relancez le client:

sudo /etc/init.d/mpdscribble restart

Pour finir, nous allons faire afficher une notification à chaque modification de titre. J’ai créé 1 petit script qui va faire tout ça pour nous. Il y a également quelques dépendances à installer et le démarrage automatique à l’ouverture de la session à paramétrer:

sudo aptitude install python-mpd python-notify
wget http://dl.mattlab.com/mpdnotify/mpdnotify.desktop -O ~/.config/autostart/mpdnotify.desktop
sudo wget http://dl.mattlab.com/mpdnotify/mpdnotify -O /usr/bin/mpdnotify
sudo chmod +x /usr/bin/mpdnotify
mpdnotify &

Vous devriez voir apparaitre une belle notification du titre en cours :)

Pour plus d’informations, sur l’affichage des jaquettes par exemple, allez sur la page du projet.

Ce petit script permet également d’afficher une notification en lançant:

mpdnotify notify

Nous allons d’ailleurs nous en servir pour afficher une notification sur le raccourci Super+O en exécutant ces 2 lignes:

gconftool -s /apps/metacity/keybinding_commands/command_5 -t string "mpdnotify notify"
gconftool -s /apps/metacity/global_keybindings/run_command_5 -t string "<Super>o"

Voilà, vous avez maintenant un lecteur audio léger mais pleinement fonctionnel… ou presque… en effet, MPD n’implémente pas un système de queue. Les développeurs ne souhaitent d’ailleurs pas l’implémenter car ils estiment que c’est très similaire aux playlists déjà implémentées.

Bonne écoute !

20

4 Go de RAM et un système Ubuntu 32 bits

computer-ramLas de mon unique giga de RAM, j’ai décidé de m’acheter quelques barettes afin d’avoir un système un peu plus réactif.

Et quand j’ai vu le prix de la RAM, j’ai craqué sur 2 barettes de 2 Go chacune pour un total de moins de 50€.

Ce que je n’avais pas prévu c’est la limitation d’adressage de la RAM d’un système 32 bits. En effet, alors que 2^32 donne bien 4 Go, impossible d’alouer plus de 3.6 Go de RAM. Il doit bien y avoir une raison obscure la dessous, mais je n’ai pas vraiment chercher.

1ère solution : passer en 64 bits

Si la limitation est dû aux 32 bits, un passage aux 64 bits devrait suffire à résoudre le problème non ?

Oui, mais ma dernière tentative d’Ubuntu 64 bits n’avait pas été très convaincante. En effet, il restait encore plein de logiciels indispensables qui ne fonctionnaient pas ou qui fonctionnaient avec des bidouilles.

Il faudra que je retente un jour, mais là, j’avais la flemme de tout réinstaller.

2ème solution : faire confiance à ubuntu

Mais bien sur ! Linux a plus d’un tour dans son sac !

Le noyau linux d’ubuntu qui est livré à l’installation, le noyau linux-image-generic, est compilé pour profiter jusqu’à 4 Go de RAM mais n’en alloue que 3.6 Go maximum.

Le noyau destiné aux serveurs, quant à lui, est compilé pour profiter jusqu’à 64 Go de RAM. C’est plus qu’il ne m’en faut.

Il suffit donc de l’installer:

Attention, vous allez installer un noyau linux, c’est à dire le cœur de votre système. C’est potentiellement dangereux, si vous ne savez pas ce que vous faites. Vous êtes responsable de vos actes.


sudo apt-get install linux-image-server

Si vous souhaitez revenir, plus tard au noyau generic, il vous suffit de le choisir dans grub, puis de supprimer ce noyau serveur à l’aide de:


sudo apt-get remove --purge linux-image-server && sudo apt-get autoremove

Épilogue

En redémarrant sur mon nouveau noyau linux, le serveur X ne trouvait plus les pilotes nVidia ou plutôt ne devait plus trouver de pilote pour ce noyau.

La réinstallation des pilotes inclus dans les dépots n’a rien donné pour moi. En revanche, l’installation des pilotes via envy a résolu le problème.

11

Les (presque) débuts d’une débutante sous linux – Partie II

La suite des aventures de ma dulcinée dans le monde d’Ubuntu


Voilà quelques jours déjà que je suis revenue dans le monde Linuxien et ma foi, je m’y sens très bien. C’est peut-être idiot mais c’est plutôt agréable de se sentir hors du moule, car le moule pour moi, c’est Windows. Ben oui, faut dire que plus de personnes ont Windows que Linux, donc voilà. Je suis telle un contre-courant qui ne reste pas dans le moule! C’est un petit bonheur, ne riez pas! :p

Assez de plaisanteries et passons aux choses sérieuses.
Qu’ai-je bidouillé pour l’instant sur mon « nouvel » ordi?

J’ai gardé la messagerie Evolution déjà installée par défaut alors que j’étais une grande fan de Thunderbird, et ma foi, ça ne me dérange pas du tout. Il faut savoir aussi que j’utilise ma messagerie à son stricte minimum, vraiment. Je reçois des mails, j’en envoie et point barre, je ne gère même pas les adresses (hou la vilaine flemmarde que je suis), j’ai trois dossiers et puis c’est tout. Donc elle me va très bien!

Je suis passée à Pidgin, moi qui utilisait Windows Live Messenger (mais sans le son pitié!). C’est pas mal. Le seul bémol que je trouve à dire concerne la notification de message. En effet, déjà, quand on m’écrivait un message et que la fenêtre Pidgin n’était pas au premier plan, elle ne clignotait pas (et j’avais viré le son parce que bon quand même, c’est lourd ça…), donc à part cliquer toutes les trente secondes pour voir si on m’avait écrit un message, impossible de savoir si on me parlait. Renaud m’a fait installer un plugin pour que la fenêtre réduite soit d’une autre couleur lorsqu’on me parle. C’est déjà ça! Mais en fait, la couleur me convient pas. C’est orange très clair, trop clair en fait. Je m’aperçois que parfois je vois toujours pas qu’on me parle tant la couleur est pâle…y a-t-il moyen de la modifier? Je vais voir…

ubuntu

Et sinon, ce matin, j’ai dû passer une demie-heure (et on se moque pas!) à comprendre comment fonctionnait F-spot, qui, si j’ai bien compris, est un peu le remplaçant de Picasa. Je voulais exporter des photos de mon fils sur notre album Picasa Web. J’ai donc commencé par trier les photos, essayer de les renommer, et puis je suis allé chercher sur le forum Ubuntu (merci les gars!) un peu d’aide. Heureusement, d’autres ont galéré avant moi et paf ça m’a aidé à comprendre un peu comment la bazar marchait! Et j’y suis arrivée!!! Victoire, victoire! Mes photos sont classées sur mon ordi et sur le net! Magique :)

Voilà pour mes premiers bidouillages! Il risque d’y en avoir d’autres, je vous tiens au courant!
Bisous!

8

Les (presque) débuts d’une débutante sous linux – Partie I

Ma chère et tendre a souhaité que je lui (ré)installe Linux sur son ordinateur portable. Ok, mais à 2 conditions: c’est elle qui fait l’installation (je reste à coté pour la guider) et elle écrit des petits billets sur ses impressions.

Voici la première partie.


Me voilà tenter pour la troisième (et ultime j’espère!) fois l’installation de Linux sur mon pc.

Que je vous resitue tout d’abord quelques petites choses. Cela faisait donc deux fois que je passais sous Linux, et que donc, quelques temps après, je retournais sous Windows. La grande question que vous vous posez est alors la suivante: ‘mais pourquoi diable repasse-t-elle sans cesse sous windows?’. Il y a une raison à tout cela, rassurez vous; je repassais sous windows parce que je voulais jouer sur mon pc. Jouer à des jeux tels que les Sim’s ou encore Assassin’s creed… et ça, avec le pingouin, c’est pas possible. Je finissais donc éternellement par remettre XP (Vista non merci) et par dire au revoir à pingouin.

Qu’est-ce qui a changé depuis? Nous avons une Xbox et une Wii. Cela signifie en fait que je peux désormais arrêter de jouer à des jeux pc et jouer sur mes consoles, ce qui est nettement plus pratique. J’ai donc toutes les raisons de croire que cette fois-ci, je resterai bien sous Linux.

Me voilà donc ce soir même en train de dire à mon cher et tendre: « tu m’installes Linux…? ». Ce à quoi il répond: « nan, tu l’installes et je te guide! ». Ok! je vais le faire moi-même youpi!

Commence donc l’installation. Contrairement à Windows, ça prend pas trois plombes et ça déjà, c’est un bon point notable! Je commence donc à installer Ubuntu 8.10, Intrepid (moi ça me parle pas du tout mais vous verrez peut-être ce que ça veut dire vous :p); on choisit la langue: français (je vous ai pas dit mais je parle pas allemand, c’est bizarre hein?), on reconfigure les partitions (là aussi j’avoue, cette histoire de partition je suis larguée mais je vais me faire faire une petite formation, ça me fera pas de mal!) et puis bon, après quelques temps et beaucoup de mises à jour, me voilà sous Linux. Il me restait à configurer le net, et plus exactement le wifi. Là, on a eu quelques soucis mais me demandez pas précisemment lesquels ni comment on les a résolus, je n’ai fait que regarder mon homme bidouiller je sais pas quoi, et puis pouf, comme par magie, j’avais le net!

Ensuite, les choses sérieuses ont commencé, j’ai voulu télécharger quelque chose (Amarok, le lecteur audio que j’envie tellement à Renaud!) et ho merveille, je n’ai pas à aller sur le net, attendre de recevoir le fichier .exe, double cliquer, installer, machin machin! non non! il faut juste demander le paquet que l’on veut, attendre au grand maximun 10 secondes et rien à faire, tout est installé et prêt à l’emploi!!! C’est trop magique Linux!

Je vais continuer un petit peu de regarder comment tout fonctionne, essayer de me débrouiller à bosser avec l’équivalent de Picasa, écouter la musique, bidouiller quoi! et je vous tiens au courant de mes progrès!

A bientôt les pinguins!

Source

32

Enfin un équivalent d’Amarok sur Gnome !

Après avoir remplacé Katapult par Gnome-DoKopete par Pidgin et Klipper par Parcellite depuis mon passage à Gnome, il me restait à trouver des remplaçants GTK à Amarok, Krename et Yakuake.

J’ai enfin trouver mon bonheur audio avec Exaile grâce à Frédéric Remy qui me l’a conseillé dans mon précédent billet.

Présentation

ExaileExaile est un lecteur audio qui s’inspire d’Amarok dans sa façon de gérer la musique (contrairement à des lecteurs de type xmms, par exemple) à commencer par la gestion de la collection. Tout comme Amarok, on peut définir un ou plusieurs répertoires qu’Exaile ira scanner à interval régulier (paramétrable dans les préférences) pour mettre à jour automatiquement la collection. Durant ce scan, les images des pochettes seront bien évidemment importées en fonction des noms de fichier que vous pouvez paramétrer dans les préférences. Pour les albums sans pochettes, une recherche automatique (et un peu longue) sur amazon sera fait. Vous pouvez également choisir de ne pas faire cette récupération automatique sur amazon ou bien changer la langue du site amazon où seront faites les recherches, tout ca encore une fois dans les préférences.

Exaile propose la gestion de plusieurs liste de lecture simultanée, chacune dans un onglet.

Les listes de lectures dynamiques sont égalements supportées. Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est et bien cela permet d’avoir une liste de lecture (aléatoire) qui se remplit en fonction de ce que vous avez déjà écouter grâce à la récupération des artistes similaires sur last.fm (ce qui implique donc d’avoir préalablement saisi ses paramètres de connexions dans les préférences d’Exaile). En d’autres terme, si vous commencez une liste de lecture avec un seul titre, disons « Justice – Planisphère », le logiciel va interroger last.fm pour récupérer les artistes similaires à ce titre et piocher dans votre collection, ce qui me rajoute automatiquement, par exemple:

  • Cut Copy – Lights And Music [Boys Noize Remix]
  • Hot Chip – Ready For The Floor [Soulwax Remix]
  • The Bloody Beetroots – Butter
  • Digitalism – Echoes [Siriusmo Remix]
  • Chromeo – Bonafied Lovin’ [Yuksek Remix]

On peut également éditer les tags ID3, avoir des infos depuis Wikipedia sur l’artiste d’un titre et même récupérer les paroles d’une chanson.

Il y a également une gestion des plugins qui permettent de rajouter des fonctionnalités. Parmi ces plugins, il y en a un qui permet de gérer des raccourcis globaux dan Metacity (le gestionnaire de fenêtre par défaut de Gnome). Par défaut les raccourcis clavier principaux d’Amarok fonctionne donc avec Exaile: Meta-C pour Play/Pause, Meta-B pour suivant et Meta-Z pour précédent, Meta-P pour montrer/cacher la fenêtre d’Exaile et quelques autres encore.

Le logiciel est assez jeune et souffre donc de quelques bugs. On relance et tout remarche.

Installation

Version courrante des dépôts Ubuntu (v0.2.13)

Pour installer exaile depuis les dépôts officiels :

sudo apt-get install exaile

Version courante des dépôts launchpad Exaile (v0.2.14)

Vous pouvez installer la dernière version courrante depuis le dépot launchpad. Pour cela, ajoutez le dépot suivant :

Vous allez procéder à l’installation d’un paquet non officiel. Vous devez être averti qu’il n’y a aucune garantie du bon fonctionnement de ce logiciel. Vous l’installez donc en toute connaissance de cause.

deb http://ppa.launchpad.net/exaile-devel/ubuntu intrepid main

Puis rafraichissez la liste des paquets et installez exaile :

sudo apt-get update
sudo apt-get install exaile

Version de développement des dépôts launchpad Exaile (v0.3.0a)

Enfin vous pouvez installer la version de développement (pas forcement très stable, mais à priori avec des nouveautés). Ajoutez le dépot suivant :

Vous allez procéder à l’installation d’un paquet non officiel. Vous devez être averti qu’il n’y a aucune garantie du bon fonctionnement de ce logiciel. Vous l’installez donc en toute connaissance de cause.

deb http://ppa.launchpad.net/exaile-bzr/ubuntu intrepid main

Puis rafraichissez la liste des paquets et installez exaile-bzr (supprimez le paquet exaile si vous l’avez déjà installé) :

sudo apt-get update
sudo apt-get remove --purge exaile
sudo apt-get install exaile-bzr
33

Historique de ma vie linuxienne

Windows ou Linux ?

Hormis ma tendre enfance que j’ai passé sur un Amstrad CPC 6128, sur lequel j’ai appris à programmer en BASIC, j’ai commencé ma vie PC sur Windows. Windows 95, puis 98, Me, 2000 et XP. Malgré tout, j’étais attiré par Linux. Ce système alternatif réputé stable, sans virus, libre, gratuit et personnalisable là où Windows était fortement instable, continuellement attaqué par toute sortes de malware, propriétaire, payant et très peu personnalisable si ce n’est le fait de changer les couleurs des barres et du texte…

J’ai donc tenté de multiples installations de Linux, bien souvent en dual boot, ce qui, au final, tendait inévitablement à la non utilisation de Linux et à son abandon pur et simple. Et les rares tentatives d’utilisation de Linux sans dual boot me conduisait à réinstaller Windows car certains logiciels me manquaient.

Courant 2005, profitant de l’achat d’un nouveau PC (ou de la récupération d’un ancien, je ne me souviens plus très bien), j’entreprends d’installer Windows sur l’un et Linux sur l’autre. Pas de dual boot, la possibilité de passer de l’un à l’autre très rapidement tout en ayant la ferme intention de n’utiliser plus que Linux. C’est véritablement à ce moment là que j’abandonne progressivement puis totalement Windows.

Choix de la distribution

Mes différentes tentatives d’adoption de Linux m’ont amené à tester (dans le désordre) Mandrake puis Mandriva, SuSE puis OpenSUSE, Debian, Fedora Core puis Fedora, Lindows puis Linspire, Corel, et certainement d’autres que j’ai dû oublier.

Courant 2005, donc, j’installe Ubuntu. Était-ce parce qu’on me l’a conseillé, parce que c’était la distribution à la mode ou parce que cela m’a plu, je ne sais pas, mais je l’ai adopté immédiatement.

Je suis d’un caractère assez curieux. De plus, comment dire qu’une distribution me convient si je n’en ai pas utilisé d’autre? Même après l’adoption d’Ubuntu, je n’ai cessé de tester, de temps en temps, d’autres distributions (c’est la raison pour laquelle certaines distributions récentes comme Mandriva ou OpenSUSE apparaissent dans la liste précédente).

Mandriva est réputé pour sa simplicité grâce à sa plétore d’assistants en tout genre censés vous épargner l’utilisation de la console. Je l’ai trouvé très jolie, mais tout ces assistants m’ont dérangé surtout quand ca ne marchait pas, qu’il fallait donc mettre les mains dans le cambouis et qu’on ne trouve rien à sa place (surement à cause des assistants qui doivent utiliser leurs propres fichiers de configuration).

Fedora m’a toujours plus esthétiquement, mais je n’ai jamais pu blairer les RPM (les gouts et les couleurs, hein?).

OpenSUSE a failli me faire gerber tellement c’était moche.

Debian, la distribution mère d’Ubuntu, est une distribution à part. En tant que serveur, ok, en tant que desktop, si on ne sait pas exactement quoi installer, le système sera bancal. En effet, il y a tous les paquets disponibles, mais par défaut, c’est très spartiate. Il faut donc bien connaitre le système et savoir ce qu’il faut installer pour faire telle ou telle chose.

Heureusement, Ubuntu est arrivé (comme Zorro) et a donné un coup de pied dans la fourmilière en montrant à tout le monde qu’on pouvait faire du desktop grand public sous Linux. Installation simplifié à l’extrême, utilisation de la puissance du gestionnaire de paquet et de la richesse du contenu des dépots Debian.

Choix du gestionnaire de bureau

Il y a des débats qui n’en finiront jamais: Paris ou Marseille, Windows ou Linux, chat ou chien, Gnome ou KDE, etc…

Ubuntu étant sous Gnome, j’ai commencé par utiliser ce gestionnaire de bureau. Assez vite, un collègue du boulot m’invite à tester KDE car « c’est mieux, Gnome ca pu ». Avec un argument aussi béton que ça, je ne pouvais pas refuser. En plus, si j’avais des problèmes avec KDE, il saurait m’aider. Début 2006, je fini par adopter KDE que je trouvais plus homogène que Gnome. En effet, à cette époque, les applications Gnome sont toute très indépendante les unes des autres (« c’est mieux » me disait-on !) et il n’y avait pas moyen de faire les choses aussi simplement que dans KDE.

Certaines applications KDE me deviennent totalement indispensable: Amarok, Katapult, Kopete, Yakuake, Klipper, Krename. Malheureusement Kubuntu 8.10 inclus KDE4 par défaut et je n’accroche pas du tout. Deux choix: soit je reste bloqué à Kubuntu 8.04, soit je vais voir du coté de chez Gnome ou bien encore, je tente d’autres gestionnaires de bureau alternatif. L’option « je vais voir des distributions qui n’intègre pas KDE4″ n’existe pas puisque toutes les distributions l’intègre désormais…

J’ai testé OpenBox et FluxBox, mais leur légèreté ne m’a pas plus, c’est vraiment très très minimaliste.

Sous Gnome, mes applications favorites n’existent pas… Du moins c’est ce que je crois. Je découvre alors Gnome-Do qui est un équivalent de Katapult mais en bien plus puissant. Je me contente de Pidgin même s’il n’est pas possible d’appliquer des thèmes comme sur Kopete. Des alternatives gnomistes à Klipper existent, comme Parcellite, et cerise sur le gateau, n’ont pas le même bug concernant les copié/collé avec Eclipse. En revanche, Amarok n’a aucun équivalent digne de ce nom, Guake et Tilda sont de bien pâles copie de Yakuake et Nautilus ne peut pas (à ma connaissance) splitter horizontalement et/ou verticalement la fenêtre courante pour faciliter les glisser/déposer.

Pendant plusieurs jours je me demande s’il est vraiment sage de passer sous Gnome tout en continuant à utiliser des applications Qt… jusqu’à ce que la vérité me saute aux yeux: sous KDE, j’utilisais Firefox, Eclipse ou encore OpenOffice qui utilise GTK. Je mélange donc déjà les 2 toolkits.

Gnome me voici !

Ma configuration actuelle

Je suis donc depuis quelques jours sous Ubuntu 8.10 avec Amarok 1, Yakuake et les thèmes somptueux du zgegblog (Wild-Shine, pour être précis). Et finalement, c’est vraiment pas mal Gnome :)

18

Mise à jour automatique d’un Ubuntu Server

Pour ceux qui souhaitent, comme moi, tenir à jour leur serveur domestique, tournant sur Ubuntu Server (ou sur n’importe quel distribution dérivée de Debian, j’imagine) sans pour autant devoir faire les upgrade à la main, voici ce qu’il faut faire:

  1. Il faut créer un fichier qui contiendra les commandes pour faire la mise à jour et qui sera exécuter périodiquement:
    sudo vim /usr/local/bin/cron_upgrade
  2. Appuyez sur i pour vous mettre en mode « insertion », puis collez le texte suivant:
    #/bin/bash
    # Update, upgrade and dist-upgrade and check if reboot is required: /usr/local/bin/cron_update
    # Must be executed by root or by root crontab.
    /usr/bin/apt-get clean
    /usr/bin/apt-get update
    /usr/bin/apt-get -y upgrade
    /usr/bin/apt-get -y dist-upgrade
    /usr/bin/find /var/cache/apt/archives/linux-image* -exec /sbin/reboot {} \;
  3. Sauvegardez et quitter vim en tapant Echap puis :x (ce n’est pas un smiley !)
  4. Il faut maintenant rendre le fichier exécutable en tapant:
    sudo chmod +x /usr/local/bin/cron_upgrade
  5. Il ne nous reste plus qu’à exécuter ce fichier périodiquement. Pour cela, nous allons créer un cron:
    sudo crontab -e
  6. Ajoutez la ligne suivante (si vous voulez que cela s’exécute tous les jours à 3h30:
    30 03 * * * /usr/local/bin/cron_upgrade

Ce script a la particularité de faire rebooter le serveur si un nouveau noyau vient d’être installé. Si vous ne voulez pas qu’il reboot automatiquement, supprimez ou commentez (avec un dièse) la dernière ligne.

J’ai récupéré ce script sur le forum ubuntu (merci kagou) mais je l’ai un peu modifié.

Attention, ce script n’est absolument pas conseillé pour des serveurs de productions. je l’utilise uniquement sur un serveur domestique (chez moi, donc). La mise à jour et le reboot automatique d’un serveur pouvant provoquer des disfonctionnements impossible à prévoir (surtout si vous avez modifié à la main certains fichiers de configuration)

8

Lancement de Firefox maximisé

A cause d’un pétage accidentel du thème par défaut et de nombreux paramètres de KDE (je subodore que mon ~/.kde est décédé dans l’exercice de ses fonctions) et profitant de la sortie de la version 8.04.1 desbuntu *, je viens de réinstaller Kubuntu sur mon PC.

Et comme à chaque fois depuis quelques temps déjà, Firefox a la fâcheuse tendance à ne pas garder la taille de la fenêtre lorsque je le quitte, ou plutôt ne garde pas le fait que la fenêtre est maximisée.

Pour une fois, Google n’a pas été mon ami, ni même le forum ubuntu-fr et le wiki ubuntu-fr. Je n’ai rien trouvé nul part. Ou plutôt j’ai trouvé plusieurs méthode qui n’ont pas marché chez moi. Dans un ultime baroud d’honneur, j’ai tenté un truc débile voué à l’échec… qui a fonctionné.

Donc, si comme moi, vous vous arrachez les cheveux si Firefox (3 ?) ne veut pas garder sa fenêtre maximisée au lancement suivant voici un truc qui a marché chez moi. Au lieu de cliquer sur le bouton « maximiser », agrandissez la fenêtre en tirant ses cotés, jusqu’à ce que vous atteniez les bords de votre écran. Comme par magie, Firefox s’agrandira automatiquement (se « maximizera ») et allé savoir pourquoi, cette taille sera gardée lors du prochain lancement de Firefox !

12

Astuce de configuration de Firefox

FirefoxCe billet reprend les éléments d’un ancien billet donnant quelques astuces de configuration de Firefox et en rajoute quelques unes.

Certaines de ces astuces ne servent que sur (K)Ubuntu (et d’autres distribution Linux) car la configuration diffère quelque peu de la configuration standard de la version Windows de Firefox. D’autres en revanche, elles sont applicable à toutes les plate-formes.

Pour modifier la configuration de Firefox (toute plate-forme confondue), tapez about:config dans la barre d’adresse. Ensuite, vous pouvez utiliser le filtre afin de n’afficher que certaines options de configuration en fonction de ce que vous avez saisis. Pour que la modification d’un option de configuration prenne effet, vous devez redémarrer Firefox.

Si une option n’existe pas, il suffit de la créer en faisant un clic droit dans la fenêtre about:config et en choisissant un type de valeur approprié: chaîne de caractère si vous devez taper du texte, valeur numérique si c’est un nombre et valeur booléenne si c’est true ou false.

En cas de problème il est possible de rétablir la valeur par défaut en faisant un simple clic droit sur l’option et en sélectionnant Réinitialiser.

Sélection de l’adresse lors d’un clic dans la barre d’adresse: modifier browser.urlbar.clickSelectsAll à true. Sur windows, c’est déjà à true.

Sélection mot par mot plus facile (double click sur un mot ou sélection avec CTRL+Maj+Flèche): layout.word_select.stop_at_punctuation à true.

Page précédente avec backspace: browser.backspace_action à 0.

Optimisation mémoire lorsque Firefox est minimisé: config.trim_on_minimize à true.

Optimisations réseau:

  • network.http.pipelining à true,
  • network.http.proxy.pipelining à true,
  • network.http.pipelining.maxrequests à 50,
  • network.http.max-connections à 40,
  • network.http.max-connections-per-server à 16,
  • network.http.max-persistent-connections-per-proxy à 16
  • network.http.max-persistent-connections-per-server à 16
  • nglayout.initialpaint.delay à 0,

Augmenter la rapidité générale de Firefox: browser.turbo.enabled à true.

Modifier le moteur de recherche par mot clef de la barre d’adresse: changer keyword.URL.

Supprimer l’utilisation de la recherche par mot clef de la barre d’adresse: keyword.enabled à false.

Il existe également des extensions Firefox absolument indispensable !

21

Envoyer des mails depuis PHP avec Ubuntu et esmtp !

MailJ’ai actuellement un projet de site web qui a besoin d’envoyer un mail… rien de bien extraordinaire en fait. Mais envoyer un mail depuis PHP sur une station Ubuntu est moins facile qu’il n’y parait.

1ère solution: installer Postfix ou Sendmail, 2 gros bazookas pour une petite mouche.

2ème solution: installer nullmailer ou installer esmtp. Chez moi, nullmailer ne marchant pas pour des raisons obscures et sombres, j’ai installé esmtp qui fonctionne à merveille.

Installation:
sudo apt-get install esmtp

Configuration:
sudo vim /etc/esmtprc

Il suffit d’indiquer un serveur smtp (celui de son FAI, par exemple), éventuellement un login/pass au besoin.

Pour l’utiliser avec gmail, en revanche, c’est un poil plus complexe, mais la documentation d’esmtp est bien faite.

Enfin, pour terminer, il suffit de faire un lien symbolique de /usr/bin/sendmail vers esmtp comme suit pour que tout fonctionne parfaitement:
sudo ln -s /usr/bin/esmtp /usr/bin/sendmail